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LA VOIE ROMAINE DE MONTMÉDY

Un Montmédy au temps de madiacum : Fortifications anciennes...

À cette époque Montmédy est connue sous le nom de Madiacum. À l’emplacement actuel de la ville-haute, se situe un oppidum en éperon barré. Ce qui signifie simplement qu’il y a une ville fortifiée placée sur un promontoire rocheux. Le village constitué sur cet éperon est défendu par la pente rocheuse sur la quasi-totalité de son pourtour, seul reste à défendre l’entrée grâce à une palissade, des fossés et des tours. Une mention du XIIe siècle renseigne sur le fait que la divinité Mercure y est vénérée, surement sur l’emplacement actuel de l’église Saint-Martin. Cela est tout de même à prendre avec des pincettes puisqu’au XIIe siècle le territoire est déjà christianisé depuis 300 ans. 

BIENVENUE À LA VIE ROMAINE !

Un peu d'histoire...

Les premières traces d’habitat sur le territoire de Montmédy remontent à la Préhistoire, des silex et des pierres taillées retrouvées aux abords du cours d’eau de la Chiers l’attestent.

Il est fort probable que la naissance de Montmédy est dû aux celtes qui prennent place dans notre territoire entre le – IIIe siècle et le Ier siècle après J.-C. Aucune trace de cette période ne nous ait parvenus à ce jour et pour cause la majorité des matériaux employés à cette époque sont périssables (bois, chaume, terre, torchis et autres). Toutefois, l’emplacement stratégique de Montmédy -présence de source, proche d’une voie fluviale et éperon rocheux- est propice au développement d’un village. C’est d’ailleurs pour ces mêmes raisons que les gallo-romains s’implantent sur les hauteurs de Montmédy à partir du Ier siècle de notre ère.

Les voies Gallo-Romaines : Héritage de l'Antiquité...

De cette période, il persiste aujourd’hui une ancienne voie romaine secondaire sur laquelle vous vous situez. La voie principale relit Montmédy à Verdun et le diverticule où vous êtes part de Montmédy en direction de Verneuil-Petit en passant par le hameau de Fresnois. Ces voies gallo-romaines possèdent des caractéristiques qui marquent encore nos territoires : elles sont bien souvent pavées et traversent le paysage en ligne droite, surtout lorsqu’il y a un dénivelé important. En effet, ces dernières sont appelées « cavées », se sont des chemins creusés qui permettent d’adoucir la pente. Leur forme rectiligne permet également aux charrettes de ne pas avoir à tourner, ce qui aide les animaux à ne pas perdre de force dans une montée.
 
Au bord de cette voie, près de la fontaine Montzéchanne, des ruines d’une villa gallo-romaine subsistent. Le terme latin de villa désigne un domaine foncier comportant des habitations et des bâtiments agricoles. Ce type de construction n’est donc pas un lieu de vacances mais bel-et-bien le centre de gestion d’une exploitation agricole. En moyenne, ces villa abritent une famille d’une cinquantaine de personnes, sachant que « la famille » comprend l’exploitant principal, ses enfants, ses domestiques et ses employés.