LA CATHÉDRALE DE VERDURE

La cathédrale de Verdure : Hommage à Marie et mémoire de Villécloye...
Aujourd’hui, c’est un endroit dédié à Marie dans toute sa splendeur. Associant la nature et le travail de l’Homme, l’expression « cathédrale de verdure » se justifie pleinement. Les arbres sont subtilement alignés pour former quatre rangées, Notre-Dame de Lourdes trône au fond du chœur et les stations du Rosaire sont installées sur le pourtour. C’est Monsieur CHENIER, un habitant du village, ces stations du Rosaire en remerciement de la protection de sainte Ernelle qui épargna Villécloye lors de la Seconde Guerre mondiale. À l’arrière du chœur se dresse un magnifique calvaire en pierre, entouré par deux colonnes brisées qui renvoient au martyre de saint Ernelle.

BIENVENUE À SAINT-ERNELLE !
Un peu d'histoire...
Le site de Sainte-Ernelle est appelé par les villageois et les gens du pays, « cathédrale de verdure », admettons-le, l’endroit est à la hauteur de cette expression. Au Moyen Âge, c’est ici que s’élève l’église du village de Cloye dont le cimetière est établi en dessous. Le bourg de Cloye a disparu suite aux épidémies de la peste propagées par la guerre de 30 ans selon les textes et la tradition orale.

Mais qui était Sainte Ernelle ?
En contrebas d’Écouviez, l’ère industrielle y a laissé son empreinte. Ici, plus de fermes, mais des logements pour les cheminots et autres employés à côté de la voie ferrée et de la gare. L’ancienne gare, actuellement restaurant, est impressionnante par sa longueur. Créée le 1 avril 1881, la ligne est née de la volonté transfrontalière franco-belge et des besoins des nouvelles industries. C’est la première gare de France pour le trafic import-export entre la France, la Belgique, l’Allemagne et le Luxembourg. Dans les années 1960, le trafic ferroviaire s’élève à plus de 8 000 000 de tonnes de marchandises par an et la gare, essentiellement gare de triage et gare douanière, emploie 38 travailleurs. Elle est fermée en 1985, ne résistant pas à la crise sidérurgique. Livrée aux mains des démolisseurs, la municipalité a sauvé les bâtiments de sa gare et transformé une partie de ses friches industrielles en lotissement.